Il y a des parcours qui ressemblent Ă un retour Ă lâessentiel. Ă 42 ans, Marion Orand ne se dĂ©finit pas autrement que comme une "ChĂątillonnaise de souche sur plusieurs gĂ©nĂ©rations", avec le rire en coin.
Si sa maison familiale maternelle trÎne fiÚrement dans le vieux village depuis des décennies, son parcours, lui, a longtemps rimé avec horizons lointains.
AprĂšs des Ă©tudes en Ă©cole de commerce Ă Lyon et une premiĂšre expĂ©rience dans la communication Ă Londres, Marion a posĂ© ses valises Ă VĂ©rone, en Italie. Durant 15 ans, elle y a ĆuvrĂ© pour lâAlliance Française, coordonnant des cours de langue et des Ă©vĂ©nements culturels.
Pourtant, lâappel du Diois n'a jamais faibli. "Je voulais rentrer en France, mais pas nâimporte oĂč. Je voulais revenir Ă ChĂątillon", confie-t-elle. Câest dĂ©sormais chose faite : elle habite une "petite grotte mignonne", lâune de ces maisons fraĂźches typiques du vieux village, d'oĂč elle se rend au travail Ă pied ou Ă vĂ©lo. Sa fille de 10 ans, franco-italienne, la rejoint pour les vacances, partageant dĂ©jĂ cet amour pour le village.